Dans une grande ville comme Lyon celui qui s’adonne aux activités de jardinage est rarement propriétaire du jardin qu’il cultive.

Cet état de propriétaire ne se rencontre que dans les villas ou les pavillons plus nombreux en banlieue. Les premiers jardins collectifs de ville ont été créés en 1893 dans le nord de la France par Félicie Hervieu sous le nom de jardins ouvriers et peu de temps après ils ont été popularisés par l’abbé Lemire. Une rue L’abbé Lemire existe d’ailleurs à Caluire.

A cette époque il s’agissait d’améliorer les conditions de vie des ouvriers en recherchant l’autosuffisance alimentaire tout en limitant la fréquentation des cabarets sources d’alcoolisme. Après la seconde guerre mondiale, en 1952, l’appellation officielle retenue est celle de jardins familiaux. Dans tous les cas il s’agit de terrains affectés par des collectivités territoriales à des particuliers qui y pratiquent le jardinage pour leur propre besoin et ceux de la famille à l’exclusion de tout usage commercial.

Un autre concept, celui de jardins partagés est né en 1997 et cette appellation est devenue officielle en France depuis 2014. Il s’agit de jardins gérés collectivement qui, au plaisir du jardinage, s’ajoutent des préoccupations sociales, culturelles ou éducatives. L’idée d’autogestion y est très présente.

Depuis 2005 est né le nouveau concept de jardins de rue. Les habitants sont invités à se mobiliser afin d’embellir la rue tout en favorisant la biodiversité et d’aller d’une rue minérale vers une rue jardinée. On peut faire entrer dans cette catégorie le fleurissement des pieds d’arbres, la pose de jardinières sur les trottoirs ou l’installation de micro implantations florales (MIF). Dans ce dernier cas des habitants s’engagent à fleurir des portions de trottoir dont la ville a préalablement enlevé le bitume afin de faire apparaître la terre naturelle.

Une prochaine fois nous parlerons des principaux types de jardin existant dans le 4ème arrondissement.

René CLOCHER

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