Sauvegarde et Embellissement de Lyon est heureuse de vous proposer une nouvelle conférence :

« Les langues qu’ont parlées les Lyonnais depuis la fondation de Lugdunum »

Jeudi 15 mai 2025 à 18h00

Aux Archives Municipales de Lyon – 1, Place des Archives 69002 Lyon

par Jean-Baptiste Martin,

Professeur honoraire des Universités

Entrée gratuite, sur inscription, dans la limite des places disponibles

Les inscriptions sont ouvertes dès ce mercredi 23 avril.

Pour vous inscrire, cliquez sur le lien ci-dessous : https://www.lyonembellissement.com/collect/description/556386-q-conference-les-langues-quont-parlees-les-lyonnais-depuis-la-fondation-de-lugdunum-15-05

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 » Lorsque Lugdunum fut fondé par Lucius Munatius Plancus (43 avant J.-C.), les habitants s’exprimaient en gaulois. Cette ville connut un essor important et devint rapidement la capitale des Gaules. Le latin remplaça alors peu à peu le gaulois. Comme cela se produisit dans l’ensemble des pays conquis par les Romains, ce latin, qui était essentiellement un latin populaire, évolua, se déforma (notamment sur le plan phonétique) au cours des siècles qui suivirent, au point de n’être plus du latin,  mais une nouvelle langue (langue qui ici fut appelée le francoprovençal). Mais Lyon fut attiré, dès la fin du Moyen âge, par la langue du roi de France, le français. Par exemple, à la Renaissance, le peuple lyonnais s’exprimait encore en francoprovençal, mais les classes supérieures connaissaient déjà le français. Ensuite le français a progressivement remplacé le franco-provençal, mais il en a conservé de nombreux traits lexicaux, phonétiques et grammaticaux. La plupart de ces traits se retrouvent aujourd’hui dans la langue de Guignol qui correspond au parler des canuts du XIXe siècle.

Au cours de la conférence, Jean-Baptiste Martin expliquera notamment l’origine et les principales caractéristiques de la langue franco-provençale parlée à Lyon, les régionalismes du français parlé dans notre région et les spécificités de la langue de Guignol. Il terminera en montrant que ce patrimoine linguiste lyonnais a encore de l’avenir.  »

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